Un accident comme les autres...
Chaque jour voit son cortège d’accidents, de morts, et de blessés à vie. Olivier nous raconte son histoire...et l’aide que lui a apporté la FFMC83

avant l’accident

après l’accident
En janvier 2007, en partant au boulot à moto, roulant sur la file de gauche complètement libre j’ai doublé une file de voitures arrêtées en bouchon sur la file de droite. Un automobiliste pressé a fait une manœuvre de demi-tour. Je n’ai même pas eu le temps de freiner tant la manœuvre à été brusque et soudaine. J’ai vu devant moi un capot, une roue et boum... Vol plané sur 20m. Deux pompiers m’ont dit que le conducteur de l’automobile ne s’est pas préoccupé de mon état, trop occupé qu’il était à appeler "maman" pour ne pas être en retard à sa nouvelle embauche. Le détail qui tue : ce monsieur ne s’est jamais manifesté pour me rencontrer. J’ai su dix jours après l’accident qui il était, j’avais son numéro de tel portable que m’avait donné le gendarme en charge du rapport. Malgré les nombreux appels que je lui ai adressés, il n’a jamais daigné me parler. Il a bien fait un déplacement pour me rencontrer, mais c’était pour me faire signer un constat amiable sur lequel j’aurais reconnu avoir eu tous les torts ! Bien entendu j’ai refusé. Au tribunal, je n’ai eu droit à aucune excuse, aucun mot de compassion...
Bilan, de multiples fractures : main droite, les deux jambes, un pied , un coude avec un énorme hématome (merci les coques de protection du blouson cuir) et de multiples ecchymoses un peu partout. Un peu plus de cinq mois d’hôpital dont quatre en fauteuil roulant et quasiment un an de rééducation actuellement toujours en cours Le positif c’est qu’aujourd’hui, je marche presque normalement, même si je ne peux plus courir. Quant à remonter sur une moto, je ne sais pas si je pourrai avant longtemps. J’ai beaucoup d’appréhension, alors que je roule depuis âge de 12 ans et que j’ai fait beaucoup de piste. Professionnellement, je vais devoir retrouver une formation, réapprendre un métier à 45 ans bientôt… J’avoue que mon avenir professionnel m’apparaît quelque peu compliqué...
Les suites judiciaires et civiles... Maître BRUNET-DEBAINES, avocat qui m’a été recommandé par la FFMC, a brillamment assuré ma défense. Quinze mois après l’accident, l’automobiliste a été condamné à six mois de retrait de permis, et 1200€ d’amende. Je dois percevoir une avance sur indemnisation d’environ 10.000€.
J’ai voulu raconter ça car ça peut arriver à tous les motards. J’en profite pour remercier ici la FFMC qui m’a bien soutenu, conseillé, guidé…
Olivier

Les réunions du CA en 2008

